09.10.2009

mon jardin

Pas trop la forme ce matin alors je me suis lachée dans le jardin. Depuis le retour de Michel, je commence ma journée par aller désherber mon jardin potager. Ce matin ca devenait un geste essentiel et vital pour moi. Je m'en suis rendue compte au fur et à mesure que j'arrachais ces foutues mauvaises herbes. J'ai senti que j'avais besoin de les arracher et de faire place nette. De l'émotion me venait parfois, comme une envie de pleurer mélée à de la rage. Au lieu d'y rester  entre 1/2h et 1h30, j'y ai bossé 3 heures...impossible de m'arreter. J'avais mon chien et mon chat qui m'accompagnaient. Ils étaient avec moi, ca m'a fait du bien également.

Je suis à nouveau en colère contre moi-même. Jamais je n'aurais dû revenir avec Michel. Je l'aime mais comme je l'ai dit hier notre histoire est finit depuis longtemps. Je l'aime mais je suis trop faible pour admettre qu'il m'aime de moins en moins, si on peut appeler ça de l'amour! Je lui ai telephoné mardi midi et je lui ai envoyé un texto jeudi. Lui, rien. Je suis triste, très triste. Nous sommes vendredi, il est sensé rentrer et pourtant il ne m'a pas téléphoné. Je suis trop nul pour le supporter. Je l'aime. Il ne m'aime pas. Il ne m'aime plus.

Je suis en colère, j'ai de la colère au fond de moi. Je suis en rage et avoir les mains dans la terre, dans la fraicheur du petit matin, dans l'humidité de la rosé, ca m'a fait du bien. Mes pensées peuvent encore vagabonder sur autre chose que Michel maintenant. Je dirais que mon cas est "moins pire" qu'avant! Michel était une obsession, une véritable drogue. Je l'aime. Je ne sais pas quoi faire. J'avance tout doucement, trop doucement. Je ne supporte pas son absence ou peut etre un peu mieux quand même. Par rapport à avant, ca va mieux. Pourquoi ais-je replongé? Pourquoi m'a t il laissé replonger. Je me souviens lui avoir demandé une fois de ne plus me laisser croire qu'il pouvait revenir, qu'il fallait rester ferme dans le fait d'être séparé. Il fait chier. Je l'aime quand même.

06.10.2009

Nouveau chemin, le bon cette fois-çi!

Bonjour, cette semaine s'ouvre à moi avec toutes ses possibilités. Je n'ai pas de RDV de travail et mon père et mon oncle sont là pour 12 jours. Je suis à la maison et ils me poussent à m'activer. Ca fait du bien, je me sens mieux et plus dynamique. J'ai remis un nez dans mon jardin et mes doigts pleines de terre me rappellent les choses simples et délicieuses du quotidien. Je me sens donc cette fois-çi du bon côté de la limite. Il me faut me projeter un peu plus vers l'avant et libérer mon esprit de toutes ses pensées qui me contaminaient. Exemple avec Michel. Maintenant qu'il est revenu dans ma vie, il me faut le laisser à sa véritable place. Maintenant que mes règles sont revenues, je vais prendre tranquillement le temps de préparer ma nouvelle FIV. J'ai pris un nouveau RDV avec mon osthéopathe et avec mon gynéco-chirurgien pour faire le bilan de cette période. Que vais-je dire à ce dernier? Je sais bien que si je lui peint ma décadence hormonales, il va hurler et me dire d'attendre pour la prochaine intervention. On verra bien. J'ai le temps d'y penser et de le préparer. JE veux prendre ce temps.

Et puis il y a les autres. Ceux que j'ai embarqué dans mon délire: Eric et Benoît. Demain je vais peut etre voir le premier. Que vais-je lui dire s'il est là? Je pense qu'il me dira qu'il était en vendanges et que c'est la raison pour laquelle il n'est pas venu il y a 15 jours de cela. Peut être qu'il ne sera pas là. Peut être a t il changé son jour pour ne plus me croiser? Pourquoi pas..

Et puis Benoît. Que vais-je en faire? Je ne sais pas encore.

Et puis Michel. Je pense, je crois, moins à lui. Je revois ce moment passé ensemble, fait de larmes et de sourires. Je le revois me faire l'amour sur le capot de sa voiture. Voir son corps musclé, virile, le voir jouir de plaisir..Mmmmm, délicieux. J'aime voir son corps, j'aime son corps, j'en suis folle. J'aime l'idée qu'il me fasse l'amour, j'aime l'idée de faire l'amour avec lui dans de multiples endroits, j'aime l'idée de lui appartenir. C'est très physique et je suis ravie que cela le soit encore aujourd'hui. C'était ce qui me faisais peur. Cette fougue, cette alchimie sensuelle et sexuelle. Rien que d'y penser, je voudrais qu'il soit là pour le prendre dans mes bras, le caresser et le basculer dans un moment de douceur..une etreinte langoureuse... Bon, d'acord il est parti pour l'anniversaire de sa fille à quelques 100aines de km de moi jusqu'à vendredi...Et je ne suis même pas sûr de le voir la semaine prochaine car la compagne de son fils a prévu d'accoucher à ce moment là. Par contre, j'ai tenu à leur rappeler à cette famille que j'étais encore là ou bien de retour plutôt. En effet, Michel a dit à sa femme qu'on n'était plus ensemble. Ses enfants sont donc forcément au courant. Et j'ai acheté pour le nouveau-né une belle couche en coton bio non jetable! Je veux qu'elle sache rapidement que je suis là, que je l'ai récupéré et que je l'emmerde (même si en même temps je la plains autant que je me plains d'être avec lui et d'y être autant accroc qu'elle peut être). Je veux qu'elle sache qu'elle ne gagne rien à rester là à attendre qu'il vienne la voir quelques jours. Je veux qu'elle comprenne que définitivement il ne lui appartient plus. Et que c'est moi qu'il enlace tendrement et à qui il fait l'amour de toute ses forces.

14.08.2009

le temps est fragile, le chemin est long..

Le temps est fragile et le chemin est long. Rien ne justifie l'urgence. Il faut travailler la patience et le bien-être du quotidien. Pas facile de respecter cette philosophie. Les matins sont un peu difficiles. La chaleur nous condamne à l'inactivité une grande partie de la jourée. Je me renferme sur mes pensées pour pouvoir les passer au scanner et les virer ensuite. Elles s'accrochent. Pourtant je les connais parcoeur maintenant. Je les ressassent, les repassent, les repoussent mais elles reviennent toujours. Elles ne prennent même pas la peine de prendre une autre forme. Non, toujours la même rengaine: le manque s'installe. Il s'impose comme une bêtise qu'il ne faut pas faire mais qui est trop tentant. C'est plus facile de déprimer que de se secouer et faire table rase. Un élan psychologique suivit d'un élan physique seraient la réponse à ma feignantise. Mais il faut lever ses fesses et lacher prise avec ses pensées. Il fait chaud et penser faire moins transpirer que de se prendre en main. Je rêve pourtant de me prendre en main. Etre forte, être plus belle, être en forme. Reprendre la possession de mon moi, à moi.

Faire de l'exercice. Retrouver la ligne que je n'ai pas vraiment perdu mais qui me prévient qu'il vieilli. Faut que je me prenne en main, nom de dieu! Faire marcher le coeur pour lacher la tête. Oublier le manque, oublier qu'il me manque.